… ou mieux comprendre l’estime de soi

Les vacances sont terminées, peut-être vous sentez-vous reboosté ou peut-être avez-vous encore besoin d’un petit coup de pouce pour vous sentir encore mieux ? Ne laissez pas le quotidien vous happer, et capitalisez sur les bienfaits de cette période estivale !

Et si nous parlions de votre image ?

Vous êtes-vous déjà sérieusement interrogé sur l’image que vous avez de vous-même ? Vous aimez-vous, sans aller jusqu’au narcissisme, juste aimez-vous ce que votre image vous renvoie ?

Les gens sont souvent un peu confus au sujet de l’estime de soi, est-ce que cela a un rapport au corps, à la popularité, à la confiance ?
Je rencontre régulièrement des personnes qui ont des difficultés à gérer leur stress, leurs émotions, leurs peurs ou à la recherche de confiance en soi… et souvent ils ont, avant tout besoin, de renforcer leur estime.
A travers cet article, je vous propose de mieux comprendre ce qu’est l’estime de soi, puis de tester  quelques pistes qui peuvent vous aider à progresser si vous en avez envie.

Qu’est-ce que l’estime de soi ?

C’est le jugement que l’on a de soi et que l’on porte sur soi. C’est le rapport entre ce que nous sommes (apparence physique, attitude, réussite sociale) et ce que nous souhaiterions être.

L’estime de soi est notre reflet intérieur. C’est ce que je pense de moi, ce que j’imagine que les gens pensent de moi, comment je me sens avec ces pensées et ce que j’en fais dans la vie. C’est un mélange de regard et de jugement sur nous-même… jamais vraiment neutre. On la ressent à travers nos émotions, nos comportements et de nos pensées.

Cette estime se construit petit à petit dès notre plus jeune âge. Chaque personne est un être social qui se développe au contact des autres. La perception qu’il a de lui-même, se forge dès ses premières  années de vie. Enfant, naturellement joyeux, pleins d’amour et sans jugement, sa personnalité profonde se conforme à ce que, ses parents, ses amis, diront, ou les façons dont ils agiront avec lui. Cet entourage influencera directement sa perception de lui-même, son estime de soi. Adolescent, son environnement et l’image qu’il aura de lui-même nourriront également son estime, son sentiment  d’avoir une valeur ou non… Rendu à l’âge adulte, l’environnement, la société, jouent encore un rôle important dans l’estime de soi en plus des événements du passé (succès, erreurs, échecs, etc.)

Cette estime de soi est conditionnée par une multitude de choses, nos valeurs, notre personnalité, notre idéologie et notre expérience de vie. Elle fluctue donc au cours de la vie selon les évènements traversés. Elle peut être élevée, faible ou équilibrée.

Une bonne estime de soi, c’est se connaître, se comprendre et avoir l’aptitude à s’adapter aux situations nouvelles. C’est être fier de soi-même, de ses compétences, de ses réalisations, mais aussi de son potentiel, de ses capacités et de ses choix.

Une bonne estime de soi nous libère des influences pour protéger notre identité, elle nous donne de la motivation, rend l’action plus facile et favorise notre santé. 

Walt Disney disait :
« Plus vous vous aimez, moins vous êtes comme tout le monde, ce qui vous rend unique. »

Cette estime peut revêtir plusieurs formes

Chacun perçoit son image de manière différente et être plus ou moins à l’aise avec cette image. Cette estime peut être bonne (modérée, équilibrée), basse (faible) ou haute (surestime). 

La bonne estime de soi

Les personnes ayant une bonne estime de soi sont en mesure de se sentir bien pour ce qu’ils sont, d’apprécier leur propre valeur, et sont fiers de leurs aptitudes et réalisations. Ils reconnaissent aussi que, même s’ils ne sont pas parfaits et ont des défauts, ces défauts ne jouent pas un rôle dominant dans leur vie ou dans leur image de soi. Cette estime modérée permet à l’individu de parler de lui positivement sans vouloir attirer la sympathie ou l’amour, d’accepter les compliments sans gêne, ni minimisation. Ces individus se sentent bien pour entreprendre, persévérer et renoncer sans se sentir humiliés, ni se chercher des excuses, et ne se sentent pas obligés de se justifier face à leurs échecs.

La basse estime de soi

Les êtres à faible estime de soi se reconnaîtront par leur prudence, leurs nuances. Ils ont tendance à se dévaloriser (leurs actions, leur image). Ces personnes ont plus de difficultés à s’engager dans l’action par peur de l’échec et du jugement qu’elles auront d’elles-mêmes, car elles se culpabilisent facilement ou se dévalorisent. Certains peuvent être enclins à se tenir à l’écart du reste du monde ou renoncer plus vite, pour éviter les critiques ou les échecs. Ils font plaisir aux autres à leurs propres dépens ou vivent à travers les actions de leurs proches. Ces individus peuvent avoir peu d’attentes pour eux-mêmes, mais s’imposer des standards de perfection impossibles à atteindre. Face à leur image, ils sont insatisfaits, peuvent se négliger ou au contraire à vouloir plaire à tout prix par besoin de reconnaissance. Ces personnes s’inquiètent de ce que les autres disent d’elles.

La surestime de soi

À l’inverse, les sujets à haute estime de soi prennent plus rapidement la décision d’agir, et persévèrent davantage face à des obstacles. Ils pensent être les meilleurs, avoir toujours raison et se surévaluent. Ces personnes ont tendance à rabaisser les autres. Elles sont extrêmement compétitifs. De tels individus peuvent s’affirmer au détriment du respect des autres, être arrogants ou agressifs. Face à l’échec, ils recourent à une explication extérieure valorisante et optimiste.

Peut-être vous êtes-vous reconnu dans l’une de ces formes d’estime. Quelques soit la vision actuelle de votre estime, elle peut se modifier et c’est là que commencent les axes de développement !

Alors comment améliorer notre estime ?

Si vous en avez envie, il est possible de se rapprocher de l’idéal : une bonne estime de soi.
Pour cela, je vous propose certaines pistes :

Les valeurs constituent la motivation la plus puissante qui soit. Elles représentent un idéal, une qualité morale, qui est importante pour vous et que vous aimeriez retrouver chez l’autre. Définir vos valeurs est primordial pour donner du sens à votre vie et peut vous aider à repérer ce qui est à l’origine d’une insatisfaction, d’un agacement, d’une colère, d’un ressentiment et aussi d’une joie, d’un plaisir, d’une satisfaction personnelle, d’un bonheur… Vos projets naissent d’une vision portée par vos valeurs.

Dans la vie nous cherchons tous à nous entourer de gens qui partagent nos valeurs.
Chacun possède sa propre hiérarchie de valeurs et qui l’aide à faire des choix.

Mieux comprendre vos valeurs, vous permet de comprendre pourquoi vous faites certains choix et pour quelles raisons certaines situations vous tiraillent. Si un évènement vous conduit à enfreindre une valeur importante, vous ressentez un déséquilibre, vous manquez d’envie, de motivation.

Bien que l’incohérence, dans une certaine mesure, fasse partie de la nature humaine, personne n’aime se sentir inconfortable ou en situation de malaise.

Cette réflexion sur vos valeurs vous amène à devenir responsable, acteur de votre vie : vous n’attendez plus des autres qu’ils nourrissent vos valeurs, car vous les cultivez et les faites grandir vous-même. Chaque fois que vos choix vont dans le sens de vos valeurs et de votre unicité, vous éprouvez une satisfaction personnelle intense.

Acceptez que les choses sont ce qu’elles sont et non comme vous voudriez qu’elles soient. Vous pouvez accepter vos erreurs, vos limites et vos qualités.

La citation de Marc Aurèle en est le reflet :
« il ne faut pas s’irriter des choses, car les chosent ne s’en soucient guère ».

Pourquoi ne pas vous accepter tel que vous êtes, avec vos limites et vos imperfections, mais également avec toutes vos capacités. Pourquoi ne pas placer la barre moins haute et s’accorder le droit à l’erreur ? Un peu de tolérance à votre égard peut vous faire le plus grand bien.
Acceptez d’exister tel que vous êtes et d’être apprécié pour cela et non pour un être idéal.

Pour ce faire, commencez par de petites choses, et avancez doucement vers une version de vous qui sera peut-être différente de celle prévue par votre entourage, mais qui vous ressemble tellement plus. Vous n’avez pas à être parfait pour avoir une bonne estime de vous-même. Il s’agit de vous prouver à vous-même ce dont vous êtes capable et forger votre propre expérience.

Si par exemple, vous perdez votre calme et si vous criez sur votre enfant, vous pouvez vous dire : je suis imparfait et je fais des efforts pour contrôler mes émotions face à mon enfant, comprenez pourquoi vous vous êtes énervé, excusez-vous et expliquez lui pourquoi vous vous êtes énervé. Et rappelez-vous que vous êtes toujours une bonne mère ou un bon père.

La voix intérieure, c’est ce petit lutin qui trotte dans votre cerveau. Il peut être positif ou parfois négatif. Vous entendez ce discours intérieur qui occupe vos pensées, qui rumine, critique, compare, crie à la catastrophe ou lit dans les pensées des autres.

Cette voix peut être utile est vous conseiller positivement, mais quand elle est persistante et négative, c’est à vous de prendre les commandes. Pourquoi ne pas vous poser quelques instants et comprendre pourquoi cette voix est si présente.

Il n’y a aucune honte à parler tout seul (ou dans sa tête… on appelle cela la méditation 😉 ). En se parlant, on se connaît, se motive et se console. Cette petite voix, que vous n’écoutez peut-être pas assez, pense du bien de vous et anticipe le meilleur pour vous.

Quand la journée est mauvaise, laissez la voix jeter son venin. Quand vous vous êtes fait tous les reproches possibles, reprenez une à une chaque affirmation négative. Voyez si cette voix intérieure a parfois raison, si elle exagère ou si elle se trompe complètement. Vous êtes en train d’éduquer votre esprit à produire de la bonne humeur, du positif et surtout à mieux vous connaître.

En complément, rien ne vous empêche vous pouvez compléter avec une thérapie positive… il en existe plein.

J’aime la sophrologie ou la PNL (programmation neuro linguistique), car leur seul objectif est de vous rendre autonome et de pouvoir utiliser facilement ces techniques simples dans votre quotidien. Vous trouverez sûrement des outils qui vous correspondent pour mieux vous connaître, ressentir vos émotions et sensations. Vous apprendrez petit à petit à mieux maîtriser vos réactions, vos pensées, grâce à des sensations positives.

Si vous voulez en savoir plus, cliquez ici.

Sources :

Le coffre à outils du bonheur, http://www.acsm-ca.qc.ca/assets/99-estime-de-soi.pdf
L’estime de soi, C. André et F. Lelord, 1999.
Imparfaits, libres et heureux: Pratiques de l’estime de soi, C. André, 2009
L’estime de soi, Recherche en soins infirmiers 2005/3 (N° 82) La Résilience, C André https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2005-3-page-26.htm
Plusieurs articles de Psychologies.com :
http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Estime-de-soi
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Estime-de-soi/Articles-et-Dossiers/A-la-source-de-l-estime-de-soi
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Estime-de-soi/Articles-et-Dossiers/Comment-s-aimer-soi-meme/Jacques-Salome-Comment-aimer-sans-s-aimer
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Estime-de-soi/Articles-et-Dossiers/L-estime-de-soi-se-cultive-sans-cesse
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Estime-de-soi/Interviews/Nous-pouvons-apprendre-a-aimer-nos-imperfections

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